Quel entretien pour un vélo à assistance électrique ?

Comme tout ensemble mécanique, un vélo à assistance électrique a besoin d’attention régulière pour s’assurer qu’il fonctionne bien, et qu’il va continuer à bien fonctionner. Loin d’être coûteux, l’entretien doit simplement respecter la périodicité établie pour chaque vélo.

Le moteur d’un vélo à assistance électrique a-t-il besoin d’un entretien particulier ?

Comparé à un vélo non motorisé, le VAE ne nécessite pas d’entretien spécifique.

Les motorisations et les batteries étant des composants électroniques dissociés de la partie mécanique du vélo, soumis à des normes de sécurité, ils n’ont pas à être retouchés par l’utilisateur ou le service technique du magasin. Seule une vérification du serrage du moteur, qu’il soit dans la roue ou dans le pédalier, est nécessaire à chaque révision, et à effectuer par un technicien agréé.

En cas de dysfonctionnement d’une pièce propre à la motorisation, le détaillant dispose d’un outil diagnostic qu’il branche sur un élément du vélo, lui indiquant les modifications à apporter pour en améliorer le fonctionnement, ou en mettre à jour le logiciel.

Les éléments électriques et électroniques, s’ils sont détériorés, doivent être renvoyés chez le fabricant de la motorisation pour diagnostic. Les fabricants de motorisation haut de gamme (Bosch, Yamaha, Impulse) disposent d’une logistique permettant de répondre très rapidement à un éventuel souci sur un vélo, au cas où le détaillant n’aurait pas le matériel nécessaire en atelier.

Pour aller plus loin : Fonctionnement d’un moteur de vélo électrique

Comment préserver la batterie de son vélo à assistance électrique ?

Les technologies employées pour les batteries actuelles, ne nécessitent pas d’entretien particulier. Seules quelques recommandations sont à respecter concernant :

  • Le stockage
  • La température
  • Les chocs

Si une batterie n’est pas utilisée durant plusieurs semaines ou même plusieurs mois, il est conseillé de l’enlever du vélo et de la stocker dans une pièce à l’abri de la lumière, à une température restant aux alentours de 20°.

Une batterie peut se mettre en sécurité si elle est utilisée lors de températures extrêmes. Dans ces conditions la batterie perdra, dans tous les cas, une grande partie de son autonomie afin de réguler sa température. Il est déconseillé d’utiliser sa batterie en dessous de -10°C et au-delà de 50°C, températures considérées comme trop dangereuses pour l’intégrité des cellules.

Si une batterie de vélo à assistance électrique subit un choc important – une simple chute à hauteur d’homme ou un accident, elle peut ne pas se rallumer. Dans ce cas, un diagnostic auprès du détaillant ou du fabricant est à effectuer.

Pour aller plus loin : Tout sur la batterie d’un vélo électrique

Comment mesurer l’usure d’un vélo à assistance électrique ?

Etant donné qu’il diffère peu, mécaniquement, d’un vélo non motorisé, il n’y a pas de niveau d’usure spécifique à un VAE. Il faut seulement considérer qu’en vélo à assistance électrique, on roule plus souvent, à une plus grande vitesse, et que par conséquent, on doit plus régulièrement entretenir son vélo.

Les pièces montées sur les VAE sont exactement les même que pour les vélos non motorisés.

Seules certaines pièces extérieures sont plus sollicitées, et nécessitent une vérification plus régulière compte tenu de la force du moteur et de la vitesse moyenne du vélo électrique :

  • La chaîne
  • Les pignons – la cassette
  • Les plaquettes ou patins de frein

Attention ! Ne pas remplacer une pièce lorsqu’elle en a besoin de l’être risque d’entraîner l’usure prématurée d’une autre.

Les pignons, par exemple, ont une durée de vie équivalente à deux ou trois chaînes. Ne pas changer la chaîne à temps provoquera un dysfonctionnement des vitesses, qui viendra accroître l’usure de la cassette, et occasionnera une réparation plus fastidieuse, et plus coûteuse.

Quel entretien apporter aux pièces mécaniques d’un vélo à assistance électrique ?

Au même titre qu’un vélo non motorisé, sa maintenance doit être effectuée par un détaillant agréé par le fabricant du vélo et le fabricant du moteur.

Titulaire des formations lui permettant d’intervenir avec les préconisations du constructeur, c’est également l’assurance qu’il dispose des outils spécifiques à la marque.

Effectuer une révision périodique auprès d’un détaillant agréé permet de se prémunir contre une usure mécanique inhabituelle.

Une partie de l’entretien est réalisable soi-même, il est même conseillé de faire ces vérifications rapides après chaque sortie sportive ou de loisir, ou une à deux fois par mois pour les cyclistes urbains quotidiens :

  • Huiler la chaîne
  • Vérifier le fonctionnement des freins
  • Contrôler la pression des pneus
  • Vérifier l’état extérieur des pneus
  • S’assurer du bon serrage des roues, du guidon et de la potence
  • Comme tout véhicule, il est conseillé de nettoyer occasionnellement son vélo électrique.

En utilisation sportive, la poussière et la terre des chemins présents dans la transmission, les roues ou le freinage peuvent endommager ces pièces. En utilisation urbaine, les corps gras qui peuvent se déposer sur les surfaces de freinage (disques ou jantes) en accéléreront l’usure.

Les recommandations des fabricants imposent un nettoyage à l’eau savonneuse. Le lavage à l’aide jets à haute pression est à proscrire. Sa puissance pourrait endommager certaines parties électroniques et mécaniques, tels que les roulements, en y introduisant de l’eau.

Affiche interdisant le lavage haute pression

Dans tous les cas, il faudra régulièrement prendre soin de tous les éléments du vélo électrique.