Les vélos à assistance électrique pour la ville

Les chiffres 2015 de vente des vélos soulignent la très forte croissance du vélo électrique urbain en France : en 2015, il y a eu une progression de 31% par rapport à l’année précédente, et donc 100.000 vélos à assistance électrique vendus.

Entre 2013 et 2014, une progression de 37% avait déjà été observée, et le vélo électrique s’est clairement fait une place prépondérante dans les grandes métropoles depuis ces dernières années. Et le vélo électrique pliant commence à être de plus en plus plébiscité par les cyclistes urbains.

Enfin, 80% des cyclistes qui utilisent le vélo à assistance électrique le font pour se rendre à leur travail, donc dans un environnement majoritairement urbain.

Comment choisir un vélo électrique de ville ?

Tout d’abord, il est important de garder en tête qu’un vélo électrique reste un vélo. Il faut que le vélo lui-même convienne aux attentes du cycliste : qualité des composants mécaniques, choix de la transmission, posture et ergonomie, ce que l’on peut appeler « l’accastillage du vélo » sont autant de paramètres à ne pas négliger, notamment si le vélo électrique est son principal moyen de transport.

Avec un VAE, on roule plus vite, plus loin, avec peu d’efforts et sans transpirer. On a vraiment l’impression de pédaler avec le vent dans le dos !

Une technologie qui se perfectionne très rapidement

Au niveau de l’assistance électrique, les progrès vont très vite concernant la capacité de stockage d’énergie et la rapidité de charge. Ce qui compte pour la batterie, c’est sa capacité qui se mesure en Watt-Heure (W-h = produit entre le nombre d’Ampères-Heure et le Voltage).  Ce n’est pas la peine d’attendre qu’une batterie soit vidée pour la recharger avec le Lithium, pas d’effet mémoire comme on a pu le connaitre avec le NiMH ou le Ni-Cd par exemple. Il faut entre 2 et 4 heures pour qu’elle soit en charge à 100%. Et nul besoin d’attendre qu’elle soit chargée à fond pour l’utiliser.
Quelques règles permettent toutefois d’améliorer la durée de vie de la batterie : ne pas la stocker à des températures extrêmes en plein soleil ou en dessous de zéro, éviter de stocker une batterie longtemps (plusieurs mois sans l’utiliser) avec une charge complète ou une décharge complète (l’idéal étant à 60 %), et faire une charge/décharge complète tous les 30 cycles ou environ 2/3 fois par an dans le cadre d’une utilisation régulière.

Ce qui a le plus évolué ces dernières années :

  • Les batteries ont des capacités de plus en plus importantes, pouvant aller jusqu’à 612 Wh (certains vélos peuvent donc avoir jusqu’à une autonomie de 150-200 km !). Et le tout en adoptant des technologies qui permettent d’obtenir des accus avec un poids minime.
  • L’efficience des moteurs a permis de de gagner considérablement en autonomie. Entre un moteur roue avant type « start and go » (technologie tout ou rien) et un moteur pédalier Bosch ou Impulse, la gestion de l’énergie est complètement différente. Les moteurs pédaliers Bosch ou Impulse renferme une multitude de capteurs permettant d’analyser et de restituer en instantané l’énergie nécessaire afin de rendre l’assistance la plus fluide possible et d’optimiser l’autonomie.
  • Autre point : la puissance mécanique des moteurs augmente régulièrement avec des couples de 48 Nm à 90 Nm. Cela se traduit par un comportement plus dynamique pour s’élancer au démarrage, des accélérations plus fortes et une capacité à gravir des côtes raides, voire très raides. En fait, on est dans une période qui équivaut à l’apparition du turbo dans l’automobile !

Cycliste avec un VAE de ville en pause sur un pont

Quels critères pour choisir le moteur ?

La position du moteur sur le vélo est souvent source de questionnement. Le choix d’un moteur au pédalier est souvent le plus judicieux. Ce n’est pas anodin si les plus grandes marques ont adopté en masse ces moteurs, une excellente répartition des masses, une meilleure stabilité, la possibilité de démonter et d’échanger les roues facilement si besoin…et bien d’autres avantages.
Le tempérament du moteur est aussi important. Il est recommandé d’essayer le vélo pour sentir si le moteur correspond aux attentes du cycliste. Pour certaines motorisations, nos techniciens peuvent adapter et personnaliser le fonctionnement selon les préférences du cycliste ou le profil des parcours.

Quel est l’importance du poids dans le choix d’un VAE ?

Un vélo à assistance électrique pèse en moyenne sept kilos supplémentaires par rapport à un vélo identique sans assistance électrique. Mais finalement, le poids n’est pas réellement un critère de choix car l’effort supplémentaire est très largement compensé par l’assistance !
Le rendement et le comportement du vélo sera beaucoup plus impacté et sensible en fonction du type de cadre (matériaux, construction, géométrie…) et des roues/pneus.

Pourquoi privilégier l’utilisation d’un vélo électrique en ville ?

Simple d’entretien et pratique d’usage, le vélo électrique en ville permet une utilisation quotidienne avec un minimum d’entretien. Il révolutionne complètement le rapport que l’on peut entretenir avec les distances et le relief.

Alors que l’on pouvait hésiter à se rendre dans tel ou tel quartier excentré ou haut perché, on se surprend à utiliser le vélo électrique pour tous ses trajets, seul ou avec son enfant sur un siège installé sur le porte-bagages, et cela sans aucun signe d’essoufflement, même pour les moins sportifs… Tout devient possible !

Des vélos électriques pour la ville

  • Vélos électriques confort

Si le principal critère de choix est le confort, il est indispensable de se tourner vers un vélo aux qualités ergonomiques incontournables.

Par exemple, avec un vélo électrique de type hollandais, c’est le confort absolu en classe suréquipée : bien plus qu’un vélo, c’est un moyen de transport à part entière.

Les vélos électrique hollandais se distinguent en deux catégories : le vélo hollandais électrique traditionnel indémodable et le vélo électrique hollandais contemporain.

Les vélos électriques hollandais traditionnels reprennent les incontournables caractéristiques du « Old Dutch » ou du vélo « Oma » :

  • Cadre à enjambement bas « col de cygne »
  • Position très droite du cycliste (confort du dos, des cervicales et on profite du paysage !)
  • Equipements traditionnels (antivol de cadre, pare-jupes, porte-bagages plateau, etc…)
  • Une durabilité à toute épreuve et un entretien minimal grâce une intégration maximale de la transmission et des freins.

L’utilisation de ce type de vélo est conseillée pour des trajets urbains, de proximité et plutôt sur terrain plat, avec éventuellement la contrainte de devoir transporter du poids (avec les vélos type pick-up et leur porte-bagages avant).

Les vélos hollandais contemporains ont été revus pour garder les points forts du vélo et progresser sur les points faibles, en particulier le poids. Adoptant les motorisations les plus renommées (Bosch, Impulse ou Panasonic) comme pour la marque-phare Gazelle, pour la plupart des modèles, ils deviennent le véritable allié du cycliste du quotidien, qui pourra en profiter aussi le week-end ou pour des randonnées confortables.

  • Vélos électriques sport urbain

Idéal pour révéler le cycliste qui est en nous ! Le vélo sport urbain est une monture à l’accent sportif, fait pour ceux qui aiment aller rapidement à leur travail et qui privilégient la performance et la nervosité dans leurs critères de choix.

Leurs points forts :

  • La géométrie du cadre, pensée dans un contexte de performance
  • La transmission : précise et efficace (ex. : Shimano XT, Shimano Alfine…)
  • La motorisation puissante (ex. : moteur Bosch Performance avec la batterie 522 Wh)
  • Le niveau d’équipement premium (selon les modèles : freins à disques, fourche hydraulique blocable, etc…)

Ils ont en plus l’avantage d’être relativement mixtes et de permettre de s’évader sur route et même en mode trekking.

Cycliste sur un vélo électrique kalkhoff integrale à l'arrêt

Accessoires indispensables du vélo électrique en ville

Comme l’utilisation est souvent intensive, un minimum d’équipement est nécessaire pour pouvoir rouler à vélo au quotidien, quelles que soient les conditions et transporter son matériel indispensable :

Quel casque choisir pour rouler sur un VAE ?

Le vélo à assistance électrique de ville, contrairement au vélo à assistance électrique 45 km/h, reste un vélo aux yeux de la loi. L’assistance se coupe automatiquement à 25 km/h (avec une tolérance légale de 10 % permettant d’être assisté jusqu’à 26 ou 27 km/h selon les marques).

Il est fortement conseillé de porter un casque mais ce casque ne répond pas à une homologation spécifique (comme sur les VAE 45 km/h). Ainsi, il est possible d’utiliser son casque de vélo habituel.

Toutefois, certains fabricants, comme Casco avec le E-motion, ont développé des lignes spécifiques de casque pour e-bike : ces casques sont plus couvrants, moins aérés (ce qui n’est pas gênant car on ne transpire pas sur un vélo électrique) et peuvent le plus souvent être équipés de kit pour l’hiver, protégeant les oreilles et permettant une utilisation durable sur l’année complète.

Comment transporter ses affaires de façon optimale ?

Il faut avant tout réfléchir à son besoin :

  • Que transporte-t-on ? (Ordinateur, courses, affaires de pluie, autres…)
  • A-t-on besoin d’une solution fixe ou amovible ?
  • Préfère-t-on charger l’avant ou l’arrière du vélo ?

Si l’on souhaite transporter son ordinateur et ses affaires de bureau, l’idéal est de choisir une sacoche « single » étanche dont la fixation pourra être cachée ou qui se situera directement sur le vélo et ce afin de ne pas gêner le portage une fois que l’on est à pied. Il faudra bien sûr s’assurer de la compatibilité avec son VAE, à vérifier avec son vélociste, même si la plupart des sacoches sont universelles.

Pour transporter des courses, on pourra opter pour des sacoches fixes et doubles à l’arrière (qui fonctionnent sur tous les vélos) ou bien un panier à l’avant. Selon la motorisation du vélo, certains accessoires existent, notamment développés par KlickFix et par certains fabricants de paniers comme Basil, et ce afin de déporter le panier à l’avant et de rehausser la console.

Comment se protéger de la pluie ?

L’utilisation d’un vélo électrique au quotidien nécessite d’avoir investi dans un matériel de protection de la pluie de qualité à la fois pour le haut et le bas du corps (veste/cape de pluie et sur-pantalon/sur-chaussures).

Si la marque est de qualité, on est assuré d’être protégé pour plusieurs années, et une fois que les premières sensations de perte d’étanchéité apparaissent, il suffit de réimperméabiliser les matériaux à l’aide de produits dédiés, qui prolongeront encore leur durée de vie.

Quel budget pour un vélo électrique de ville ?

Le budget d’achat et d’entretien d’un vélo électrique de ville

Le vélo à assistance électrique est un moyen de transport quotidien ! Il faudrait raisonner en budget annuel, comme on raisonne pour le logement ou la téléphonie. Il est très aisé de démontrer qu’un vélo à assistance électrique d’une valeur de 1500 à 2000 euros peut s’amortir en un à deux ans, selon la part de report de la voiture vers le VAE.

Une fourchette large permet de cibler entre 1300 € pour un vélo premier prix de qualité avec une technologie simple et plus de 4000 € pour des modèles premium (voire jusqu’à 5000/6000 € pour des exceptions). Le prix moyen pour un vélo de qualité étant tout de même autour de 2000 €.

Au niveau du budget d’entretien : pour une utilisation régulière il est important de faire au minimum 1 contrôle annuel. Pour une utilisation intensive, il faut prévoir 2 à 3 entretiens par an. Ceci ne sont que des préconisations, et il ne faudra pas hésiter à vous rendre régulièrement en magasin afin d’effectuer un diagnostic si vous avez des doutes. Si ces diagnostics et entretiens sont faits régulièrement, le budget sera alors maitrisé au plus juste. A l’instar d’une voiture, un vélo électrique bien entretenu durera plus longtemps et vieillira mieux.

Aides à l’achat pour un vélo électrique de ville

De nombreuses villes ou communautés d’agglomération proposent depuis ces 5 dernières années des subventions afin de faciliter l’achat d’un VAE.

L’objectif est de permettre aux cyclistes urbains, ou néo-cyclistes, de pouvoir investir dans un vélo électrique durable. En effet, il est indispensable d’avoir un vélo sur lequel on peut compter au quotidien et dans la durée ; les VAE de ville sont souvent utilisés de façon intensive puisqu’ils contribuent aux déplacements fonctionnels (domicile/travail) et souvent pour des trajets triangulaires puisqu’ils permettent d’aller plus loin et plus vite qu’un vélo classique (domicile/crèche/travail, par exemple).

Cette « éco-subvention », dont le montant varie selon les communes, peut aller jusqu’à 400 € et permettre ainsi de réduire sensiblement la facture du vélo électrique.

Et pour les vélotaffeurs, il faut penser à proposer à l’employeur l’indemnité kilométrique vélo, qui a été adoptée début 2016 et qui permet d’obtenir une indemnité de 200 € par an au maximum si on se rend quotidiennement à vélo à son travail.

Le vélo électrique en ville avec un usage professionnel

Infirmières, agents immobiliers, artisans, toutes les professions qui nécessitent une circulation rapide en hyper-centre commencent à se tourner vers l’usage du vélo électrique, et ce pour remplacer une voiture ou même un deux-roues motorisé.

A Paris, en moyenne, la vitesse des deux-roues motorisés tourne autour de 20 km/h, un vélo électrique pourra donc facilement s’y substituer et permettre à son propriétaire d’économiser sur les frais de carburant et d’assurance.

Femme ayant garé son VAE et sonnant à une porte

Le vélo électrique en ville n’a donc pas donc pas terminé sa courbe de croissance, bien au contraire, puisqu’il séduit toujours plus de monde ! Il rend un service précieux lors des déplacements fonctionnels, avec une performance égale, voire bien supérieure, aux autres modes de transport. Bien des utilisateurs lui trouvent également des vertus bénéfiques sur le moral, il procure des sensations de plaisir et de bien être souvent nécessaires avant ou après une journée de travail stressante.